Les conservatoires botaniques nationaux sont les experts de la flore sauvage, de la fonge et des habitats naturels, agréés par l’Etat sur un secteur géographique donné.

Trois CBN interviennent en Nouvelle-Aquitaine sous la coordination du CBN Sud-Atlantique qui assure aussi le rôle de pôle thématique régional “flore, fonge, habitats” du SINP et est ainsi gestionnaire des plus de 7 millions de données disponibles :
– En Poitou-Charentes et Aquitaine (hors massif pyrénéen) : CBN Sud-Atlantique ;
– En Limousin : CBN du Massif central ;
– Dans le massif pyrénéen : CBN des Pyrénées et de Midi-Pyrénées.

Sur les plantes exotiques envahissantes, ils :
– centralisent la surveillance de l’apparition et de l’évolution des EEE ;
– participent au centre national de ressources sur les EEE ;
– contribuent à l’élaboration des listes d’EEE ;
– assurent l’animation de réseaux d’acteurs, participent à des groupes de travail,
– assurent l’animation de plans de lutte contre certaines EEE ou participent à leur mise en œuvre.

Cette expertise des CBN s’applique dans le cadre des 5 missions d’intérêt général qui leur sont attribuées et définies dans les articles R.416-1 à R.416-5 du Code de l’environnement :

  • développer et améliorer les connaissances sur l’état et l’évolution de la flore, de la fonge et des végétations en les identifiant, les localisant et les inventoriant.
  • gérer et valoriser les données botaniques, mycologiques et phytosociologiques produites sur le territoire à travers des bases de données permettant leur centralisation et leur validation par un comité scientifique.
  • contribuer à la gestion conservatoire et à la restauration écologique par l’identification et à la conservation des éléments rares et menacés de la flore sauvage et des habitats naturels et semi-naturels in situ (sur le terrain) et ex situ (en laboratoire)
  • apporter une expertise scientifique auprès des pouvoirs publics et participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques publiques en faveur de la diversité végétale et fongique et de leurs habitats.
  • informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens et acteurs socio-professionnels à travers la production d’outils dédiés et la constitution d’un socle de connaissances.