
Comme pour la stratégie nationale, l’objectif général de la stratégie régionale est de renforcer et de structurer l’action collective relative aux espèces exotiques envahissantes en matière d’amélioration des connaissances, de prévention de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. La stratégie se veut mobilisatrice du plus grand nombre, y compris du grand public en créant un consensus pour agir.
Consultez ci-dessous les différents onglets pour en savoir plus sur le pilotage de la stratégie, les grands principes et sa structuration.
À l’instar de la Stratégie Régionale pour la Biodiversité, la stratégie régionale relative aux espèces exotiques envahissantes est copilotée par la DREAL NA, l’OFB-DRNA et la Région NA. Sa mise en œuvre est animée par l’ARB NA.

Ces structures s’appuient sur un un comité de pilotage qui valide les orientations et les bilans de la stratégie au travers des feuilles de route opérationnelles bisannuelles élaborées en concertation avec le REEENA et sa cellule d’animation. Le COPIL s’assure de la déclinaison effective de la stratégie et en vérifie la cohérence avec les politiques portées par l’Etat et la Région. Il se réunit à minima une fois par an.
> Comité de pilotage n°1 – 07 novembre 2024
Consultez le diaporama et le compte-rendu
> Comité de pilotage n°2 – 30 avril 2026
Consultez le diaporama et le compte-rendu (à venir)
Ce comité assure également le pilotage du REEENA. La mise en place du REEENA (piloté par l’ARBNA) vise à mieux coordonner les actions et à créer et/ou améliorer les synergies entre toutes les structures qui y participent, quel que soit leur périmètre d’actions, régional, infrarégional, départemental ou plus local. L’objectif de ce réseau est de favoriser les échanges et la mutualisation des informations afin d’améliorer les connaissances sur les espèces et sur les mesures les plus efficientes et efficaces en matière de veille, de prévention de leur installation et de leur dispersion, et de gestion de leurs populations.

La stratégie met l’accent sur la prévention de l’introduction et de la propagation des EEE dans les milieux naturels, plus efficace, moins impactante et moins coûteuse que la mise en place de mesures de gestion sur des populations déjà établies (Muller, 2017 ; Roy et al., 2023). Cette approche préventive est primordiale pour réduire les risques d’introduction et de propagation. Ceci est d’autant plus vrai pour les ENI marines contre lesquelles il n’est plus possible d’agir une fois qu’elles sont installées dans les eaux littorales.
La détection précoce de nouveaux foyers d’EEE encore limités et localisés suivie d’une intervention rapide en vue de leur éradication sont également préférables à la mise en place lourde, plus longue, plus coûteuse et aux résultats plus aléatoires, d’actions de gestion de populations déjà largement répandues (Muller, 2017 ; Roy et al., 2023).
Les populations d’EEE largement répandues, dont l’éradication n’est plus envisageable, peuvent faire l’objet d’opérations de confinement ou de limitation du front de propagation si celles-ci apparaissent pertinentes au regard de leurs impacts avérés ou potentiels (environnementaux, sanitaires ou économiques) dans un territoire donné ou sur des sites dont les enjeux le justifient.
La stratégie s’articule autour de 4 axes et 9 objectifs. Elle comporte 24 actions.
